Comité international de médecine militaire

Le Comité Mondial de Médecine Militaire est une organisation mondiale et intergouvernementale, constituée par plus de cent états.



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Organisation internationale - Médecine militaire - Organisation en médecine - Organisme fondé en 1921

Comité Mondial de Médecine Militaire (CIMM)
Emblème du Comité International de Médecine Militaire

Création 21 juillet 1921
Siège Bruxelles
Belgique Belgique
Secrétaire Général Docteur Jacques Sanabria
Site web www. cimm-icmm. org

Le Comité Mondial de Médecine Militaire (CIMM) est une organisation mondiale et intergouvernementale, constituée par plus de cent états. Le CIMM a été créée en 1921, après que la Première Guerre mondiale eut révélé le manque de soins donnés aux victimes et l'obligation de renforcer la coopération entre les services de santé des forces armées à l'échelle mondiale.

Historique

Général Médecin Jules Voncken (Belgique), fondateur et secrétaire général du Comité Mondial de Médecine Militaire depuis 1921 jusqu'en 1975

En 1920, après que la première guerre mondiale ait révélé l'importance d'une coopération plus étroite entre les services médicaux des Forces Armées du monde, le Capitaine William S. Bainbridge, MD (US Navy) et le Commandant Médecin Jules Voncken (Belgique) proposèrent, durant la 28e session de l'Association Militaire des Officiers US (AMSUS), la création d'une organisation mondiale des services médicaux des Forces Armées.


Le gouvernement belge a soutenu activement l'élaboration concrète de ce concept et le premier Congrès Mondial de Médecine et de Pharmacie Militaire s'est tenu en Juillet 1921 à Bruxelles (Belgique), en présence de Sa Majesté le Roi Albert Ier. Le Comité Mondial de Médecine et de Pharmacie Militaire (CIMPM) a été officiellement fondé le 21 Juillet 1921 au cours du Congrès. Les pays fondateurs furent la Belgique, le Brésil, l'Espagne, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne, l'Italie et la Suisse.

Depuis, le CIMPM a toujours accueilli, en uniforme, les membres des Services de santé de l'ensemble des blocs politiques, même lors de la pire période de la guerre froide. Le 21 Mai 1952, un accord de coopération a été signé avec l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) qui a reconnu le CIMPM comme un organisme mondial spécialisé dans le domaine médico-militaire.

Le 28 avril 1990, le CIMPM a changé de nom et devint le Comité Mondial de Médecine Militaire (CIMM). Les nouveaux statuts du CIMM, révisé en accord avec les politiques modernes, ont été votés lors de l'Assemblée Générale qui s'est tenue à l'occasion du 31ème Congrès Mondial de Médecine Militaire à Pékin (Chine) en 1996. Le CIMM a réactualisé son accord avec l'OMS en 2004 et a signé un accord de coopération avec l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) en 2006.

Objectifs

Objectif principal

L'objectif principal du CIMM est de faire en sorte que le personnel des services de santé militaires ait les moyens de travailler ensemble, en utilisant des pratiques identiques à des opérations impliquant la coopération mondiale. C'est un objectif à long terme, et le CIMM travaille à sa réalisation en encourageant des activités scientifiques et techniques au cours desquelles les expériences sont partagées en établissant des contacts avec la communauté scientifique et par la promotion de manifestations régionales. Cela sert à mettre en commun les ressources et l'expérience de travail de la médecine militaire, à la fois sur le théâtre des opérations et dans un rôle de soutien dans le cas des situations de crise.

Autres objectifs

Activités

Les objectifs ci-dessus sont d'intérêt pour l'ensemble des secteurs de la médecine militaire au sens large, c'est-à-dire :

  • La médecine militaire dans tous ses aspects,
  • Les techniques d'aptitude,
  • La médecine de catastrophe,
  • La médecine de masse,
  • La dentisterie,
  • La pharmacie militaire,
  • Les sciences vétérinaires,
  • L'administration, l'organisation et la logistique des missions médicales.

Formation et coaching

Dans ces domaines, les objectifs du CIMM sont les suivants :

L'évaluation des situations de catastrophe

Le CIMM facilite les discussions sur les activités des Services de santé militaire lors de catastrophes majeures naturelles ou technologiques.

Coopération avec les organismes internationaux

Le CIMM a signé des accords avec l'OMS, l'OIE et ONUSIDA. Ces accords prévoient une coopération avec les Services de santé des armées des Etats membres en vue de détecter et de répondre aux grandes épidémies qui posent une menace mondiale pour la santé publique. L'OMS, l'OIE et ONUSIDA contactent individuellement chaque gouvernement. Le CIMM a aussi en projet la signature d'accords de collaborations avec d'autres organismes internationaux.

Évolution du droit mondial humanitaire

Structure et fonctionnement du CIMM

Le CIMM est une organisation neutre et non politique.

Le CIMM se compose de 105 Etats membres, qui sont des Etats reconnus par les Nations Unies (ONU) ou ont le statut officiel d'observateur, ou sont reconnus comme membres de l'OMS. Chaque Etat membre est représenté par un délégué officiel qui est appelé par le gouvernement de son pays. Pour devenir membre du CIMM et adhérer à ses statuts, chaque Etat membre dépose une demande émanant du ministère de la Défense ou des Affaires étrangères ou d'une Haute Autorité de l'Etat. Cette demande est adressée au Secrétaire Général et ensuite accepté au cours d'une session de l'Assemblée générale des États membres se tenant lors d'un Congrès mondial, l'ensemble des deux ans.

Chaque Etat membre paie une cotisation en rapport avec son importance (PIB, niveau de la dette, de la population. Cette cotisation donne à l'Etat le droit de vote à l'Assemblée Générale et lui permet d'entreprendre des activités reconnues par le CIMM. Seul un devoir moral de participation active motive la composition des Etats membres. Les recommandations des Assemblées générales sont toujours non contraignantes et observent strictement le principe de souveraineté de chaque État membre. Seul le pouvoir politique de chaque État membre peut modifier les recommandations du CIMM dans les décisions applicables à ses propres forces armées. Conformément aux statuts du CIMM ainsi qu'à son histoire, la Belgique est le siège du Secrétariat Général, branche exécutive du CIMM. La stabilité du siège est une condition de continuité, en évitant les coûts excessifs de travail.

De la même façon, il est important de noter que l'ensemble des personnes responsables formant le Secrétariat Général sont bénévoles et non rémunérées, à l'exception de secrétaires exécutives payées. Le Secrétaire Général est élu par l'Assemblée générale pour un mandat de 4 ans renouvelable. Il est à la tête de la branche exécutive du CIMM.

Le Secrétaire Général actuel est le Dr Sanabria, assisté par un Secrétaire Général Adjoint et quelques assistants. Ils représentent l'organe politique du Secrétariat général. Le Secrétaire général et son adjoint sont des Belges, conformément aux statuts du CIMM. Le Secrétaire général exécute les décisions de l'Assemblée générale. L'Assemblée générale tient sa session l'ensemble des deux ans lors des congrès mondiaux, et est dirigée par le Président du CIMM. Ce dernier est le Délégué représentant l'État membre qui organise le Congrès mondial. Il est à la tête du pouvoir législatif du CIMM, supervise les travaux de l'Assemblée Générale lors du Congrès mondial dans son pays. Son mandat, non renouvelable, correspond à la durée entre deux Assemblées Générales. Le Secrétaire général lui rend compte de l'exécution des activités. Le dernier congrès mondial a eu lieu en Tunisie en Mai 2007. Le Président du CIMM est le Médecin Général de brigade M. K. Chebbi (Tunisie). L'ensemble des questions scientifiques sont contrôlées par le Conseil scientifique du CIMM, dirigé par le Président du Conseil scientifique, aujourd'hui, le Médecin Général Inspecteur (2s) Marcel Merlin. Il est élu par l'Assemblée Générale pour un mandat de 4 ans, renouvelable. Il est assisté par le Vice-Président du Conseil scientifique. Pour l'aider, il existe des commissions techniques dans les spécialités suivantes : vétérinaire, pharmacie, dentaire, de logistique et de l'éducation.

Leurs présidents sont aussi élus par l'Assemblée générale, pour des mandats de 4 ans renouvelables.

Challenges

Au cours des dernières années, le CIMM a dû faire face à de nombreux défis : l'obligation de rester en contact étroit avec l'ensemble des parties du monde, préparer entre deux congrès mondiaux, les questions qui seront débattues à l'Assemblée générale où les décisions sont prises. La mission de gérer la demande d'organisation de cours et d'activités scientifiques régionales, et la décentralisation de cours internationaux, comme le cours mondial sur le droit humanitaire. L'obligation d'éduquer l'ensemble des personnels médicaux et pas uniquement d'informer les niveaux supérieurs des Services de santé. L'obligation de spécialiser les personnels médicaux dans des situations régionales, ils peuvent se rencontrer en opération partout dans le monde. L'obligation pour l'ensemble des personnels médicaux, de partager leur expérience pratique et scientifique et de savoir à l'avance les partenaires internationaux avec qui ils travailleront en opération.

Ainsi, le CIMM a inclus dans ses statuts le principe d'un Groupe de travail mondial (GTI) et des Groupes de travail régionaux (GTR), et a créé une Commission pour l'éducation. La composition du GTI est décidée, au cours de l'Assemblée Générale et aide le Secrétaire général à préparer les questions qui seront présentées et discutées lors de la prochaine session de l'Assemblée Générale. Les délégués des États membres du GTI sont le lien entre le Secrétaire Général et l'ensemble des États membres pour la période courant entre deux congrès mondiaux. Un GTR peut être créé par les différents États membres qui veulent partager leurs expériences et leurs problèmes sur une base régionale. La création d'un GTR est proposée et autorisée par l'Assemblée Générale. Aujourd'hui, le Groupe de travail régional Pan Américain, le Groupe de travail régional Pan Africain, le Groupe de travail régional des pays du Maghreb et le Groupe de travail régional Pan Arabe sont actifs et organisent des congrès et des cours régionaux, entre deux congrès mondiaux. Au cours d'un congrès régional, une réunion des délégués des États membres du GTR, assure la continuité des travaux. Mais cette "Assemblée régionale" n'a pas de pouvoir législatif comme le "Assemblée générale" du CIMM. Le Secrétaire général reste en contact étroit avec le Président des GTR et le Président du Conseil scientifique peut aider à l'ensemble des aspects scientifiques du Congrès régional. La Commission technique pour l'éducation dépend du Président du Conseil scientifique, et aide à assurer la qualité des cours qui peuvent être décentralisés dans les zones des GTR. Le Président du Conseil scientifique est aussi en contact avec les coordinateurs qui organisent les cours, et le Secrétaire général est en contact avec les directeurs de cours internationaux, qui sont le plus souvent les Directeurs des Services de santé des forces armées des États membres organisant un cours mondial dans leur pays. Le bon fonctionnement du GTI, du GTR et des cours sont les grands défis du CIMM dans les années à venir. L'organisation des Congrès mondiaux, des Congrès régionaux et des cours sont régis par des documents officiels comme les règlements d'ordre intérieur (ROI), qui sont votés par l'Assemblée Générale et , est complété par des guides pratiques.

Lien externe

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"sous l'égide du Comité"

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La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 12/11/2009.
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